Convertir un fichier RTF en PDF
Faites d'un fichier RTF un PDF au texte sélectionnable, sans rien envoyer
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Comment ça marche
Touchez ou cliquez le cadre pour choisir votre fichier RTF ; seule l'extension .rtf est acceptée. Il n'y a rien à régler : le format de papier, l'orientation et les marges sont lus dans les instructions du fichier, et si le fichier n'en donne aucune, la page est du A4 avec des marges de 2,54 cm. Les paragraphes, l'alignement à gauche, centré ou à droite, la taille des caractères, le gras, les listes à puces et numérotées, les sauts de page et les images JPEG ou PNG collées dans le document passent dans le PDF. Un courrier de trois pages tapé dans WordPad devient ainsi en quelques secondes un PDF dont le texte se sélectionne et se cherche. Les lettres accentuées — é, è, ç, à — sortent correctement même dans un vieux fichier enregistré sous Windows avec la page de codes 1252, parce que l'outil lit la déclaration de codage placée en tête du fichier et écrit chaque lettre avec une police incorporée au PDF. Si le document contient des tableaux, regardez le résultat avant de l'envoyer : les cellules sont écrites les unes sous les autres, en texte simple, sans traits.
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Qu'est-ce que RTF ?
RTF, pour Rich Text Format ou « texte enrichi », est un format de document défini par Microsoft en 1987 pour que des programmes différents puissent s'échanger du texte mis en forme. Un fichier RTF est du texte brut : ouvert dans le Bloc-notes, il commence par {\rtf1 et déroule des commandes comme \par ou \b qui portent les paragraphes, le gras et la taille des caractères. C'était le format d'enregistrement par défaut de WordPad, et Word, LibreOffice et bien des logiciels administratifs l'ouvrent encore. Cet outil lit ces commandes dans votre navigateur et compose le texte sur des pages PDF.
Qu'est-ce que Page de codes (1252) ?
Une page de codes est une table d'avant Unicode qui dit quelle lettre correspond à chaque octet. Sous Windows, le français, l'espagnol ou le portugais utilisaient la table 1252, où é, è, ç ou à tiennent chacun sur un seul octet. Un ancien RTF stocke donc ces lettres sous la forme de codes comme \'e9 ou \'e7 et signale la table par \ansicpg1252 en tête du fichier et par \fcharset0 dans sa table des polices. Un programme qui ignore cette indication affiche « é » ou « Ú » à la place du é. L'outil lit la déclaration du fichier, décode chaque octet avec la bonne table, et prend aussi en charge les lettres écrites directement en Unicode par les versions récentes de Word.
Quelle est la différence entre RTF et DOCX ?
Les deux formats transportent du texte mis en forme, mais leur construction n'a rien en commun. Le RTF tient dans un seul fichier texte, ses commandes se lisent à l'œil nu et presque tous les traitements de texte savent l'ouvrir ; en contrepartie, tableaux, styles et images y sont rangés de façon limitée et lourde — une image est recopiée en chiffres hexadécimaux, ce qui gonfle beaucoup le fichier. Le DOCX est une archive compressée qui contient des fragments XML et les images en fichiers séparés : plus léger, plus riche, mais lisible seulement par les programmes qui le connaissent. Convertissez en PDF le format que vous avez sous la main ; pour un DOCX, ce site propose un outil distinct. Pour un nouveau document, préférez le DOCX et réservez le RTF aux cas où un ancien système ou un logiciel l'exige.
Ce qui passe tel quel, ce qui est simplifié
Passe tel quel : les paragraphes et retours à la ligne, l'alignement à gauche, centré ou à droite, la taille des caractères et le gras, le texte des listes à puces et numérotées (la puce ou le numéro est écrit devant le paragraphe), les sauts de page, les tabulations et les images JPEG ou PNG à la taille indiquée dans le document. Le format de papier, l'orientation paysage et les marges viennent de la définition du fichier ; à défaut, la sortie est du A4 avec 2,54 cm de marge.
Est simplifié : les tableaux sont déroulés cellule après cellule en texte simple, sans traits ; les en-têtes, pieds de page, notes de bas de page et champs (date, numéro de page) ne sont pas repris, seule la dernière valeur affichée d'un champ subsiste ; l'italique, le souligné et les couleurs sont écrits en noir ordinaire ; les dessins Windows au format WMF ou EMF sont ignorés et la ligne de résultat indique combien. Les polices du document sont remplacées par une seule police incorporée qui couvre tout l'alphabet latin accentué — les polices fantaisie disparaissent, mais aucune lettre ne se casse.
Pourquoi les accents sortent-ils cassés ailleurs et corrects ici ?
Un ancien RTF enregistre chaque lettre accentuée sur un seul octet selon une page de codes ; la déclaration \ansicpg1252 en tête du fichier et la marque \fcharset0 dans la table des polices désignent cette table. Un programme qui n'en tient pas compte lit l'octet avec une autre table et affiche « é » à la place de é, ou « Ú » quand le fichier passe par un lecteur réglé sur une table d'Europe centrale ou du Nord — c'est l'altération classique d'un RTF envoyé par e-mail ou ouvert sur un Mac. Cet outil lit la déclaration et décode chaque octet avec la table annoncée ; si une police du document annonce un autre jeu de caractères, les passages écrits avec cette police sont décodés avec leur propre table.
Les versions récentes de Word écrivent en plus chaque lettre en Unicode (\u233 pour é) suivie d'un caractère de secours ; l'outil lit la forme Unicode et saute le nombre de caractères de secours annoncé par le fichier, si bien que la lettre n'apparaît pas deux fois. Les fichiers enregistrés avec une page de codes turque ou d'Europe centrale sont décodés de la même façon et leurs lettres s'écrivent ; les pages de codes grecque, cyrillique ou arabe sont décodées aussi, mais la police incorporée ne couvre que l'alphabet latin, si bien que ces lettres ressortent en points d'interrogation — la ligne de résultat ne le signale pas, vérifiez donc le document à l'œil. Pour un texte en alphabet latin, comme les lettres sont écrites dans le PDF avec une police incorporée, tout le monde voit le même document.
Questions fréquentes
Comment convertir un document WordPad en PDF ?
WordPad enregistrait par défaut en RTF : choisissez le fichier tel quel, sans le rouvrir. Le texte, l'alignement, le gras, les listes et les photos collées passent dans le PDF. WordPad a été retiré de Windows 11 ; si vous gardez d'anciens fichiers .rtf et n'avez plus de programme pour les ouvrir, cet outil suffit : sélectionnez-les ici, le PDF téléchargé s'ouvre sur n'importe quel appareil.
Pourquoi mes tableaux sortent-ils sans traits ?
Dans un RTF, un tableau est une suite de lignes dont chaque cellule est marquée comme un paragraphe à part ; l'outil écrit le texte de chaque cellule à la suite, sans largeur de colonne ni bordure. C'est une limite choisie : reconstruire un tableau à l'identique demande d'interpréter toutes les mesures du fichier, et un tableau mal interprété est pire qu'un texte à plat. Si la mise en page du tableau compte, ouvrez le fichier dans Word ou LibreOffice, enregistrez-le en .docx et utilisez l'outil Word en PDF de ce site, ou l'enregistrement PDF intégré à Word.
Pourquoi certaines images ont-elles été ignorées ?
Un RTF peut contenir des images de trois sortes : JPEG, PNG et le format de dessin propre à Windows, WMF ou EMF. Les deux premières sont incorporées au PDF ; le WMF/EMF est un langage de dessin que le navigateur ne sait pas interpréter et il est sauté — le nombre d'images concernées figure dans la ligne de résultat. WordPad et les anciens Word enregistraient souvent une image collée en WMF. Ouvrez le document dans Word ou LibreOffice, réinsérez l'image en PNG, ou enregistrez en .docx et passez par l'outil Word en PDF.
Le fichier RTF est-il transmis à un serveur ?
Non. La lecture du fichier, le décodage des commandes et l'écriture du PDF se déroulent entièrement dans votre navigateur ; le document ne quitte pas votre appareil. C'est ce qui compte pour un courrier administratif, un projet de contrat ou une correspondance contenant des données personnelles. Une fois la page affichée, la conversion fonctionne même si la connexion est coupée.